























La série Transparences est le résultat d’un travail réalisé sur deux années, en 2014 et 2015. Marie-Rose Gilles a pris en photo des femmes et des hommes dans un même lieu, une même pièce d’un appartement vide, sans aucune mise en scène ni instruction si ce n’est de travailler sur la perte de contrôle, sur le lâcher prise.
L’idée de ce travail photographique repose sur le prise d’images de personnes qui s’abandonnent, dépassent leur limites, en ne cherchant plus à être dans le contrôle. Elles se mettent à nu le temps de quelques heures devant un objectif, dans un espace délimité, sans aucune directive de la photographe.
Ne plus contrôler
Elles ont occupé cet espace limité, suivant leur humeur, leur pudeur, faisant abstraction de la présence de la photographe. Nues, elles n’ont plus chercher à être ni dans le contrôle de leur corps, ni de leur esprit, ni de leur image, juste ont elles tentées d’être elles-mêmes, de lâcher prise tout en éventuellement se laissant envahir, inspirer de l’ambiance de cette pièce avec son parquet bois, sa tapisserie fleurie des années 50 et sa belle lumière naturelle.
Dépasser leurs limites dans un espace délimité
La pièce pouvait être remplie par des discussions, de la musique ou simplement le silence.
L’émotion était forte, les sensibilités de tous, la photographe inclue, étaient présentes.
De la timidité au total abandon, tous ont accepté et se sont abandonnés à cette expérience photographique. Tous se sont mis à nu, corps et âme.
Lâcher prise
En résulte des images en transparences, sur lesquelles ces femmes et ces hommes apparaissent, disparaissent, mais sont toujours bien présents ; Sur lesquelles ces femmes et ces hommes se dénudent, se dévoilent, tout en pudeur et en vérité ; Sur lesquelles ces femmes et ces hommes ont laissé une empreinte de leur personnalité intrinsèque, empreintes comme parfois confondues avec les murs de cet appartement.